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L'ART DE L'ARTISANAT AFRICAIN DE QUALITÉ
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L'artisanat au Mali

 L'artisanat du Mali 
L'artisanat au Mali varie énormément d'une ethnie à l'autre. Nous avons donc tenu a vous présenter le travail effectué par les différentes ethnies avant de vous présenter les réalisations modernes.

Les ethnies n'y sont malheureusement pas toutes représentées. Nous espérons que vous apprécierez ce petit voyage dans la culture malienne.

 L'ARTISANAT TOUAREG 
L'ARTISANAT TOUAREG

Contrairement à ce que l'on pourrait penser l'art chez les Touareg n'a rien d'arabe. Il suffit de remarquer la croix qui surmonte le pommeau de leurs selles ou qui constitue la poignée de leurs sabres ainsi que la forme de leurs boucliers pour s'en rendre compte. Mais ce serait également une erreur que de croire que la croix adoptée par les Touareg dans leur art est due à une influence quelconque du christianisme. Il conviendrait peut-être d'attribuer à cette croix un caractère plutôt artistique que religieux ou historique, de la considérer comme un simple objet de parure.

Chez les Touareg, les artisans tiennent une place effacée. Chaque fraction possède un ou plusieurs mâlem (forgerons), qui travaillent indifféremment les travaux de tout genre, le bois et le cuir et qui servent aussi de musiciens ou parfois de magiciens. En général, ces forgerons sont des métis, issus des relations entre les nobles avec les femmes Bellah ou Daga. Ils forment une classe à part, mais ne sont pas considérés comme des nobles dans l'acceptation de ce terme, étant donné que chez les Touareg, c'est le ventre qui donne la noblesse. Toutefois on rencontre des artisans de profession dans les Ksour où ils vivent soit isolément soit en petits groupes.
Ces artisans, tisserands, potiers, tailleurs, etc. sont des noirs dont il est difficile de préciser l'origine. Quelques-uns d'entre eux continuent de porter des vêtements de cuir de l'ancien temps. Mais, qu'ils soient de race blanche comme les Inadan ou de race noire comme les Ibarogan du sud, les artisans sont considérés comme appartenant à une souche inférieure et sont comme tels tenus à l'écart des nobles. Il s'agit là d'une forme de mépris basée non sur la pigmentation de la peau de l'homme ni sur la profession manuelle qu'il exerce mais sur le redoutable pouvoir de sorcellerie qu'ils sont censés détenir du fait de leurs rapports avec les esprits malins.
En effet, on craint que le contact de ces hommes à la fois rebouteux et magiciens ne soit préjudiciable aux nobles ; d'où il s'ensuit que chez certaines peuplades nomades, une femme noble qui épouse par exemple un forgeron est mise au ban de la société.

 L'ARTISANAT MAURE 
L'ARTISANAT MAURE

L'industrie artisanale est très peu développée chez les Maures. Ils n'ont qu'une seule caste d'artisans, celle des maalem (forgerons) qui fabriquent les objets en fer, en cuivre et en métaux précieux : or et argent. Ils ne fabriquent pas eux-mêmes, comme les forgerons bambara, leur matière première ; ils achètent le fer et le cuivre aux autres groupes sédentaires. Ce sont eux également qui travaillent le bois.
Comme les Maures n'ont pas de caste de cordonniers, ce sont les femmes des forgerons qui font ce métier. Elles sont du reste très habiles dans le travail du cuir. Elles confectionnent ainsi des coussins, des sacs de voyage, des brides, des sangles de chevaux, etc.
Les Maures n'ont pas de tisserands, ni de tailleurs, ni de teinturiers. Ils s'habillent avec des tissus d'importation et ce sont leurs femmes qui cousent leurs habits. La vannerie est exécutée par les femmes esclaves. Elles fabriquent ainsi des corbeilles, des vans, etc.
Ainsi donc l'industrie artisanale est presque inexistante chez les Maures

 L'ARTISANAT PEUL 
L'ARTISANAT PEUL

Les peuls nobles ne pratiquent aucun métier artisanal.
Les industries de quelque nature qu'elles soient sont l'apanage des castes particulières des Wailoubé et Niéniébé (forgerons et bijoutiers), des Laoubé (ouvriers en bois), des Garankobé et sokébé (cordonniers et bourreliers), etc.
Toutefois leurs femmes fabriquent des létié (nattes), des n'bédou et niorgo (vans et plateaux en paille servant de couvercles aux calebasses contenant du lait ou des aliments) et des sorombia (oreillers en cuir ouvragés) mais pour l'usage exclusif du ménage et non pour la vente. Par contre, elles ne pratiquent pas la grande vannerie ; elles achètent leurs corbeilles à leurs voisins d'autres ethnies.
Ce sont les jeunes gens qui fabriquent eux-mêmes leurs chapeaux en paille pendant qu'ils surveillent les bestiaux aux pâturages. Ils ne les font pas pour la vente mais pour leur usage personnel ou celui des membres de leur famille.

 
 L'ARTISANAT BAMBARA 
L'ARTISANAT BAMBARA

Elles sont pour la plupart pratiquées par des castes spéciales : celles des forgerons (Noumou) et des sculpteurs en bois (koulé) pour la façon du fer et de tous les métaux en général, la sculpture et la poterie, cette dernière étant façonnée exclusivement par les femmes et celle des cordonniers (garanké) pour les travaux du cuir.
La vannerie peut être exécutée par tous, hommes et femmes. Elle tient une grande place dans la construction des cases, comme nous l'avons déjà vu, et l'ameublement de celles-ci.
Le tissage n'est pas non plus l'apanage d'une caste particulière. Il est, cependant, généralement exécuté par des esclaves.
La teinturerie, qui est surtout exécutée par des femmes de caste, peut cependant l'être par toutes les femmes, mais pas les hommes. A cet égard il convient de signaler que les couleurs fondamentales distinguées par les bambara sont : le noir, le rouge et le blanc. Pour eux, le noir s'identifie avec l'hivernage dont les nuages sombres se
transforment en pluies ; le rouge caractérise la saison sèche, période pendant laquelle les herbes prennent une teinte roussâtre ; tandis que le blanc qui est la couleur du Faro unit les deux couleurs précédentes du fait de sa luminosité et de sa pureté.

 L'ARTISANAT MALINKE 
L'ARTISANAT MALINKE

Les Malinké sont habituellement très adroits de leurs mains.
Le jeune Malinké adore bricoler. Le plus souvent, il se fabrique dès l'âge de neuf à dix ans de curieux petits canotiers avec de la paille, tressé des vans, et se fait différents petits objets avec de la glaise, du bois ou des morceaux de fer.
Mais ce sont les gens de caste qui ont le monopole de certains travaux artisanaux en fer, bois, cuir, poterie, etc.
Par contre tout le monde peut tresser des nattes, des paniers à poules, des ruches, des chapeaux de paille, fabriquer des lits, des bancs et tabourets en palmier, raphia, etc. Toutes les femmes peuvent également s'adonner à l'égrenage du coton, à son cardage, à son filage et à, la fabrication du savon et du beurre de karité.

 L'ARTISANAT DOGON 
L'ARTISANAT DOGON

Il n'existe pas chez les Dogon de castes d'artisans à proprement parler.
Ils ne sont pas, en effet, spécialement forgerons, cordonniers, tisserands de profession. Ils exercent occasionnellement, et tour à tour, chacune de ces professions, pendant la saison sèche. Ils font preuve d'un goût artistique inné notamment dans la fabrication de leurs masques qui frappent par leur originalité et leur expression. Ils se montrent surtout artisans experts et soigneux dans la confection de leurs bijoux filigranés en or, argent ou cuivre, tels que les manches de canne, les bracelets, les bagues, etc. ou dans celle des figurines fondues à cire perdue, et représentant les animaux totémiques et les emblèmes familiaux.
La poterie est fabriquée non pas exclusivement par des femmes forgerons comme dans la vallée du Niger, mais indifféremment par les hommes et les femmes sans détermination de caste.
De même le tissage des étoffes de lame ou de coton n'est l'apanage d'aucune caste particulière. Il est réservé aux hommes, et chaque famille possède son métier à tisser. D'ailleurs certains Hogon tissent eux-mêmes les bandes de coton destinées à les vêtir.
Les Dogon tissent des cotonnades unies ou coloriées. Ils teignent eux-mêmes les écheveaux filés par les femmes ou les étoffes après leur confection. Ils tissent également des kassa de laine blanche comportant en leur milieu des dessins noirs aux motifs variés et qui servent à vêtir de préférence les bergers peuls. Enfin, ils fabriquent également de belles draperies aux dessins noirs sur fond rouge et bleu et qu'on utilise comme tentures. Les hommes âgés se livrent, en causant sous les abris publics, à divers petits travaux : confection de corbeilles, de vans, de chapeaux de paille etc. Ils tannent également les peaux et après les avoir assouplies et colorées, s'en servent pour fabriquer tous les menus objets qui constituent dans d'autres régions du Mali l'industrie exclusive des garanké (caste des cordonniers).

 L'ARTISANAT SENOUFO 
L'ARTISANAT SENOUFO

Les Sénoufo pratiquent deux catégories d'industries : celles auxquelles tout le monde peut se livrer indistinctement et celles réservées exclusivement aux gens de caste. Dans la première catégorie figurent la vannerie, la saponification, les huileries, le filage et le tissage du coton, la teinturerie, l'industrie du tabac, la fabrication des boissons fermentées.
Dans la seconde catégorie se classent les travaux du fer, du bois, du cuir dont les industries sont pratiquées par une seule et même caste, celle des forgerons. On constatera que, contrairement à ce qui se passe ailleurs, ici, le cuir fait partie des matières premières du forgeron. C'est peut-être parce que cette industrie est très peu développée chez les Sénoufo qu'il ne leur a pas paru utile de la confier à une caste spéciale.
Par contre l'industrie du cuivre, très développée chez eux, a été réservée à une caste particulière appelée Lorho qui semble, du reste, ne pas appartenir, à l'origine, au peuple sénoufo.

 L'ARTISANAT SONRAI 
L'ARTISANAT SONRAI

Dans certaines régions, n'importe quel individu peut pratiquer le métier de son choix. Certaines familles même vont jusqu'à orienter leurs enfants vers des industries différentes.
Par contre, dans d'autres parties du pays songhay, l'artisanat reste l'apanage des castes spécialisées de forgerons, cordonniers, tisserands, etc. On retrouve là les influences des pays du sud car à l'origine il semble qu'une telle division sociale n'existait pas. C'étaient des métiers que chacun était libre de choisir par vocation ou par nécessité.
Les femmes Kalan fabriquent de très jolis bijoux imitation or, avec de la paille fine teinte en jaune ainsi que de beaux bracelets en perles qui sont très recherchés dans les pays du sud. Ce sont également elles et les femmes de caste qui s'occupent de la poterie et de la vannerie ainsi que de certains petits objets en cuir ouvragé.

 L'ARTISANAT SARAKOLLE 
L'ARTISANAT SARAKOLLE

Les principales industries artisanales sont l'apanage de certaines castes spéciales.
1° Industrie métallurgique : Ce sont les tago (forgerons) qui exercent les industries du fer, du cuivre et des métaux précieux : or et argent, ainsi que celle du bois contrairement à ce qui se passe dans d'autres groupes.
Ils fabriquent des yidou (haches), tongou (houes), fanti (petites houes), labou (couteaux), séoutou (herminettes), des bijoux de toutes sortes, des bâfous (portes), khirkou (arçons de selle), kharé (manches d'outils), etc.
Leur outillage se compose principalement du foullâdou (marteau), du tâné (enclume), du khampa (pince longue), du khampa ngourmo (tenailles), du khassadégime), du tountou (soufflet de forge), du saouta (herminette), du yidé (hache), etc.
2° Industrie du cuir : Elle est exercée par la caste spéciale des cordonniers (garanko). Ils sont également spécialistes du tannage des peaux. Ils fabriquent des moukhou (babouches), tiorongué (bottes molles), tépou (sandales), khirkhé n'doroké (dessus de selles), kharbin nkatiou (brides), sefayou (étuis à amulettes), etc. Leurs principaux outils sont : le bounné (alène), le walakha (planche sur laquelle on tranche et on polit le cuir), le nakhâdé (polissoir en bois), le labo (couteau), etc.
3° Industrie de la poterie. Elle est exercée par les taga yakharou (femmes des forgerons) avec leurs mains. Toutes les formes données aux objets, comme les dessins et les décors, sont faites à l'aide de leurs doigts et de leurs ongles. Elles fabriquent ainsi des lallé (grands vases d'eau), des goumbou lemmou (gargoulettes à un ou deux becs), des bègné (vases percés de
petits trous pour cuire la farine de mil à la vapeur) et différents autres petits objets utilisés par les fileuses et les teinturières.
4° Industrie de la teinture : Elle peut être pratiquée par toutes les catégories de femmes. On peut même affirmer qu'il n'y a pas de maison saracollé dépourvue d'une petite teinturerie.
Toute la teinture est à base d'indigo avec lequel on obtient le bakha khoulé (bleu ciel) ou le bakha biné (bleu marine).

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